| A propos des incidents du 5 juillet à Urumqi |
| 2009-07-27 |
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Les incidents survenus le 5 juillet 2009 à Urumqi, chef-lieu de la Région autonome ouïgoure du Xinjiang, ne s’agissent nullement d’un problème d’ordre ethnique ou religieux, mais des actes criminels extrêmement violents qui ont été soigneusement orchestrés et organisés par les « trois forces», à savoir les extrémistes religieux, les séparatistes et les terroristes aussi à l’intérieur qu’à l’extérieur de la Chine. Le 26 juin 2009, une bagarre avait éclaté entre des employés Ouïgours et Hans au sein d'une usine de jouets à Shaoguang, une ville dans la province du Guangdong. Ce n’était qu’un simple procès concernant l’ordre public, qui avait été d’ailleurs bien réglé. Pourtant, le Congrès mondial Ouïgour(CMO) relevant du Mouvement islamique du « Turkestan Oriental » à l’extérieur de la Chine l’a exploité pour calomnier de toutes ses forces les politiques ethnique et religieuse du gouvernement chinois, en vue de manipuler l’opinion publique et provoquer des troubles. Pour ce faire, le CMO a incité des Ouïgours au Xinjiang à des émeutes par de multiples moyens tels que l’Internet, appelant à « être un peu courageux et faire quelque chose de grand ». Rebiya Kadeer, présidente du CMO , a même laissé entendre par des parents de sa famille en Chine qu’« un grand évènement se passerait à Urumqi le 5 juillet », et qu’ « il faut le suivre de près et ramasser les informations concernées ». Prémédité et fomenté par la force séparatiste ethnique de l’extérieur de la Chine et organisé par les « trois forces» à l’intérieur, un rassemblement de plus de 200 personnes a eu lieu sur la Place Renmin vers 18h20 du 5 juillet, qui s’est dispersé en suivant les conseils de la police. Vers 19 h40, plus de 300 personnes ont bloqué la route à l’entour de l’Avenue Renmin et du quartier Nanmen et puis sont dispersés par la police. Vers 20h18, quelques-uns ont commencé à renverser des garde-fous sur la route, et ont saccagé trois autobus, mais encore une fois dispersés par la police. Vers 20 h30, des émeutiers ont brûlé des voitures de police près de la rue Longquan liée à l’avenue Jiefang Nan Lu, et ont attaqué des passants. Une foule de 700 à 800 personnes en forme de serpent s’est dirigée vers le quartier Ximen le long de la Place Renmin, en faisant des saccages, des pillages et des incendies sur la route. La situation s’aggravait sérieusement. Les émeutiers, divisés en plusieurs groupes, et prenant de différents itinéraires, soit sur les avenues ou les ruelles, soit dans la jonction entre la ville et la zone rurale, ont aveuglement tué des innocents, saboté ou mis en feu les magasins et les voitures sur lesquels ils tombaient. Pour protéger la vie et les biens de la population et préserver la stabilité sociale à Urumqi, le gouvernement local de la Région autonome ouïgour du Xinjiang a pris immédiatement la disposition des forces de sécurité pour y réagir en vertu de la loi. Des groupes de police ont été formés pour sauver les personnes en danger dans des quartiers et attraper des émeutiers. Jusqu’à présent, plus de 2000 suspects de saccage, de pillage et d’incendie sont arrêtés par les forces de sécurité selon la loi, des interrogatoires sont en cours strictement dans le cadre juridique. Ces incidents de violences criminelles ont causé une grande perte de vies, de nombreux blessés ainsi qu’importants dégâts matériels. Les émeutiers ont brûlé des maisons et des voitures, tué des innocents dans 220 endroits, leurs moyens sont extrêmement cruels et constituent une hystérie qui doit être condamné par toute l’humanité. Selon le bilan officiel, jusqu’au 12 juillet, les incidents du 5 juillet à Urumqi ont fait 184 morts, dont 137 Hans (111 hommes et 26 femmes), 46 Ouïgours (45 hommes et une femme) et un Hui(homme), et 1680 blessées. Pour le moment, 939 personnes dont 216 grièvement blessés et 74 dans un état critique, sont encore hospitalisées. Durant ces incidents, 627 voitures ont été sabotées ou brûlées, 633 maisons saccagées avec une superficie totale de 21.353 km2, dont 291 étaitaient des magasins, 29 maisons ont été brûlées avec une superficie de 13.769 km2. Il y a suffisamment de faits affirmant que ces incidents de violences criminelles ont été prémédités, fomentés et organisés par le CMO dirigé par la séparatiste ethnique Rebiya Kadeer. Suite à l’incident de Shaoguang du 26 juin 2009, les « trois forces » avaient comploté à maintes reprises des émeutes au Xinjiang en exploitant cet incident. A cet effet, Rebiya Kadeer avait convoqué une réunion d’urgence de haut niveau du CMO, qui s’était terminée par trois résolutions: profiter l’incident du 26 juin de Shaoguang pour inciter des Ouïgours au Xinjiang à des émeutes, s’efforcer d’obtenir la compassion et le soutien de la communauté internationale, fixer le 26 juin comme une journée commémorative. Rebiya Kadeer et ses entours avaient proposé de fomenter des émeutes par de divers moyens tels que l’Internet, le téléphone pour « mobiliser les compatriotes à l’intérieur de la Chine », les appeler à « ne pas avoir peur de sacrifice», et appeler en même temps « tous les Ouïgours dans le monde entier » à l’« action », dans le but de faire pression sur le gouvernement chinois. Après les incidents du 5 juillet à Urumqi, Rebiya Kadeer et ses entours ont tenu une réunion d’urgence aboutissant à des mesures suivantes: inciter les Ouïgours à l’intérieur de la Chine de faire des manifestations sans cesse; à l’extérieur, publier des communiqués, tenir des conférences de presse, procéder à des manifestations simultanées, pousser des médias étrangers à envoyer des journalistes au Xinjiang couvrir les incidents afin que les incidents s’aggravent. Le 7 juillet, Dolkun Ais et Esqer, deux éléments importants du CMO ont déclaré publiquement qu’ « Urumqi n’a vu qu’un début du succès, des Ouïgours de toute la Région du Xinjiang y participeraient successivement» et que certaines villes « deviendraient des champs de bataille principaux contre le gouvernement du Parti Communiste chinois». A la suite des incidents du 5 juillet, un groupe de travail, qui a pour mission de remédier aux suites des incidents et dirigé par M. Lizhi, Secrétaire du comité du PCC pour la municipalité d'Urumqi, a été établi le 6 juillet. Il a fixé la localité de l’office et publié son numéro de téléphone au public à travers les médias. En même temps, ce groupe a choisi des hôtels pour installer des parents de victimes en provenance d’autre villes ou provinces et en a fourni des voitures destinées à la facilitation de l’accès aux services médicaux et au transport dans la ville. Jusqu’au 10 juillet, ce groupe a reçu plus de 2.400 parents de victimes. Selon la loi, l’Etat versera non seulement une fois pour toute une indemnité spéciale de 200.000 yuans RMBs pour chaque mort innocent, mais aussi une compensation de 10.000 yuans RMBs destinée aux funérailles pour chacun. Maintenant, l’ordre public, l’approvisionnement du marché, le transport en commun, la vie et la production reviennent à la normale à Urumqi. Toute la Région du Xinjiang retrouve sa tranquillité. L’histoire a toujour prouvé que la stabilité est bénéfique et les troubles constituent une catastrophe. Au Xinjiang, rien n’est possible sans la stabilité. Nous nous opposons formellement au séparatisme ethnique et à tout acte de violence et de terrorisme. La solidarité interethnique et l’harmonie et la stabilité sociales constituent les intérêts suprêmes de toute la nation, y compris 21 millions de la population multiethnique au Xinjiang. Depuis la fondation de la Chine nouvelle il y a 60 ans, en particulier depuis la réforme et l’ouverture sur l’extérieur, Xinjiang a connu une grande évolution caractérisée par la prospérité économique, la stabilité politique et l’élévation du niveau de vie de la population. Aujourd’hui, la prospérité remarquable règne presque dans tous les domaines du Xinjiang, toutes les ethnies en bonne entente y vivent et travaillent en paix, ce qui ne s’est fait pas en un jour. Nous avons la conviction et la capacité de préserver la solidarité interethnique et la prospérité et le développement communs, de ménager et renforcer l’harmonie et la stabilité sur les plans politique et sociale, afin de pousser le développment intégral au Xinjiang à un nouveau palier. |